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Les apparitions de la Vierge et l’hypothèse extraterrestre

 de François Brune
 Thème(s): Miracles et Religions 

François Brune est théologien. Il sait donc de quoi il parle quand il est question de religion.
Il est aussi passionné par le phénomène ovni.
La sortie en librairie de son livre La Vierge de l’Egypte est l’occasion pour lui de faire le point sur une hypothèse troublante…

À partir de 1968 il y a eu, en Égypte, plusieurs séries extraordinaires d’apparitions de la Vierge au-dessus de différentes églises coptes. À la différence des autres apparitions bien connues, ce ne sont pas seulement quelques témoins privilégiés qui pouvaient voir ces apparitions, mais des centaines de milliers de témoins, en grande majorité musulmans. Des photos ont même pu en être réalisées. Dans le livre que j’ai consacré à ces phénomènes extraordinaires, après avoir rapporté les descriptions des témoins et les résultats des enquêtes, j’avais essayé d’examiner si ces apparitions venaient bien de Dieu. Il y a en effet beaucoup plus de fausses apparitions à travers le monde que de vraies. Parmi les différentes hypothèses évoquées dans mon livre, il y en a une qui manque à l’ouvrage, tel qu’il a été édité, car mon éditeur était persuadé que cela ne pouvait intéresser personne et que cela risquait de casser l’image de la Vierge. Je suis très reconnaissant à Jean-Michel Grandsire d’avoir bien voulu accueillir ces quelques pages dans sa revue :

L’hypothèse des extraterrestres

Il y a donc encore une autre hypothèse qui pourrait expliquer ces apparitions de la Vierge, en Égypte comme ailleurs. Je n’y crois pas du tout, mais je devais néanmoins l’examiner sérieusement, car elle est soutenue par un nombre assez important de gens parfaitement sensés. C’est l’hypothèse d’une intervention d’extraterrestres. Je dois reconnaître que cette théorie n’est pas sans arguments et je connais des croyants, chrétiens pratiquants, qui soutiennent cette opinion, non à propos des apparitions de la Vierge en Égypte que généralement ils ignorent, mais à propos des apparitions de la Vierge en Occident, et notamment à Fatima. Il vaut la peine de s’y arrêter car, nécessairement, le doute semé sur les apparitions de Fatima s’étend par contagion à toutes les apparitions mariales et autres, et atteindra aussi les apparitions de la Vierge en Égypte au fur et à mesure qu’elles commenceront à être connues en Occident. C’est tout l’ensemble des phénomènes d’apparitions qui est en cause. Si particulières que soient celles survenues en Égypte, leurs différences avec les autres ne sont pas telles qu’on puisse les mettre hors de cette discussion.

La première raison de s’arrêter sur cette hypothèse est que maintenant l’existence de ces extraterrestres ne peut plus être mise en doute. Le grand public n’a toujours pas l’air de le savoir, mais il n’est pas davantage informé sur ces apparitions fantastiques de la Vierge en Égypte. Et pourtant, il s’agit de foules entières, maintenant vous le savez, et ces apparitions se sont répétées pendant des années. Cette ignorance est même beaucoup plus étonnante en ce qui concerne les apparitions de la Vierge que pour les extraterrestres, car personne n’a jamais cherché à cacher ces apparitions. Il y a même eu, malgré tout, quelques échos dans la presse internationale. L’ignorance de ces signes donnés à profusion par Dieu vient seulement de ce qu’ils n’intéressent personne dans notre monde de plaisir et de consommation effrénée. Pour les extraterrestres, cette ignorance est plus excusable car, en ce qui les concerne, il y a une volonté farouche de toutes les instances internationales pour bloquer toute information et ridiculiser ceux qui tentent de briser ce silence.

Il y a cependant depuis quelque temps, pour qui cherche vraiment à s’informer, toute une littérature sérieuse sur le sujet. Citons d’abord « le rapport Cometa », publié d’abord en juillet 1999 et qui a fait, en 2003, l’objet d’une réédition, avec quelques corrections. Il s’agit d’une œuvre collective, préfacée par le général Bernard Norlain, ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale. Ceux qui ont participé à cette étude forment une liste impressionnante de personnalités diverses, généraux, astrophysicien, amiral, ingénieurs en armement, docteurs en sciences, etc. Signalons encore l’ouvrage de Jean-Jacques Velasco, directeur du « Sepra », c’est-à-dire du Service d’expertise des phénomènes rares atmosphériques, au sein du CNES (Centre National d’Études Spatiales), à Toulouse. Mais il faut citer d’autres auteurs dont les travaux ne laissent plus aucun doute sur la réalité du phénomène Ovni : Jean-Gabriel Greslé, Gildas Bourdais, François Parmentier, et même Bernard Bidault bien que ses informations, toujours sans références, soient souvent douteuses et ses élucubrations exégétiques des textes anciens souvent très fantaisistes, ou encore Jean Sider, même s’il reste un peu marginal dans les recherches ufologiques. Et je n’ai cité là que les ouvrages les plus récents et écrits directement en français. Il faudrait y ajouter l’ouvrage de Steven M. Greer, écrit en anglais mais traduit en français.

Le paradoxe Ovni

Comme le note le rapport Cometa, il y a un véritable paradoxe Ovni : « Alors qu’une majorité d’Américains semble acquise à l’idée de l’existence d’intelligences extraterrestres, une très forte résistance demeure, dans les milieux scientifiques, parmi les dirigeants et dans la plupart des médias, à l’idée que ces entités, quelles qu’elles soient, aient pu visiter ou continuent à visiter notre planète et à parcourir notre système solaire. L’idée est tournée en ridicule par beaucoup de médias. »

La question n’est donc plus de savoir si les extraterrestres existent, ni même s’ils sont déjà là, mais de savoir à qui nous avons à faire. C’est là précisément que le problème rejoint notre sujet car, pour un certain nombre d’ufologues, ce sont des extraterrestres qui seraient à l’origine de toutes les apparitions de figures religieuses, chrétiennes ou non, à travers les siècles et ils seraient même peut-être à l’origine de toutes les « révélations » et de toutes les religions.

Je devine qu’une telle hypothèse doit faire bondir bien des croyants, à commencer par mes amis coptes d’Égypte. Cependant, si je ne retiens pas personnellement cette hypothèse, du moins sous cette forme, il ne suffit pas d’une réaction affective spontanée pour la réfuter. Nous verrons qu’il faut l’examiner de près et que les choses sont peut-être plus subtiles qu’il n’y paraît au premier abord.

Des témoignages innombrables et anciens

Les témoignages d’apparitions dans le ciel d’engins extraordinaires sont innombrables et très anciens. Il est malheureusement difficile d’en préciser la valeur pour nous. Bernard Bidault, par exemple, se livre à une interprétation des fresques d’un monastère serbe et d’une icône qui suppose une ignorance phénoménale des symboles de l’art chrétien. Plusieurs des témoignages rapportés au cours des siècles peuvent correspondre à des phénomènes naturels réinterprétés en fonction de la culture des différents pays : des rêves correspondent à des archétypes, des récits sont le fruit de la création poétique, etc. Il n’en reste pas moins que dans la liste impressionnante de témoignages anciens qu’il présente, un bon nombre doit bien correspondre vraiment à des manifestations d’Ovnis.

Un phénomène qui s’adapte

Une chose frappe beaucoup tous les spécialistes des Ovnis, c’est l’adaptation de leurs manifestations au niveau technique atteint par l’humanité à chaque époque. Nous avons déjà des descriptions d’engins célestes, vus par des foules entières en plein XIXe siècle. Ils présentent alors un aspect correspondant aux appareils décrits dans les romans de Jules Verne. Ils sont faits de plaques de métal rivetées, flottent dans le ciel comme le vaisseau de Robur le Conquérant et jettent l’ancre sur terre, comme un ballon dirigeable de Zeppelin, pour venir se ravitailler parmi nous en huile lubrifiante et en sulfate de cuivre. Or, il ne s’agit pas seulement de témoins isolés. Voici, parmi beaucoup d’autres, un article du Chicago Chronicle du 13 avril 1897 :

« Fontanelle, Iowa, 12 avril. C’est à 20 h 30 ce soir que le navire aérien a été vu par la population tout entière. Il arrivait du sud-est, ne dépassant pas le faîte des arbres de plus de soixante mètres et se déplaçait très lentement, n’excédant pas quinze kilomètres à l’heure. On pouvait voir très distinctement la machine, longue d’environ vingt mètres, et jusqu’aux vibrations des ailes. Il était muni des habituelles lumières de couleur, on entendait le bruit que faisait la machine, comme aussi des airs de musique qu’on aurait dit d’orchestre. On le salua au passage mais il prit la direction du nord en paraissant augmenter de vitesse, et disparut. » Il est évident pour nous, aujourd’hui, que de tels appareils, ainsi construits, n’auraient jamais été capables des performances qu’on leur avait vu réaliser. Il semble donc que l’aspect sous lequel ils se présentaient à nous ne correspondait pas à la technique réelle qui les faisait fonctionner. Mais au fur et à mesure que notre technique évolue, notre imaginaire évolue aussi et ces Ovnis se présentent aujourd’hui à nous selon l’aspect que nous serions capables de leur imaginer.

Voici, à titre de comparaison, l’observation réalisée à Gretz-Armainvilliers, dans la banlieue de Paris, le 5 novembre 1990, vers 19 heures, par plusieurs personnes, dont un commandant d’aviation :

Ils ont vu « comme une poutre de section triangulaire, balisée de lumières et de phares énormes, descendre à moins de 400 mètres du sol, se stabiliser en palier et changer deux fois de direction, dans un silence impressionnant. L’engin étant entré, observé par deux techniciens de l’aéronautique, dans un nuage bas, de faible développememt vertical, dont l’altitude était connue, il a été possible de calculer ses dimensions avec une bonne précision : longueur totale = 300 à 400 mètres… hauteur = 60 à 80 mètres. » Voilà qui correspond beaucoup plus à ce que nous sommes aujourd’hui capables d’imaginer d’un engin spatial !

Quel est le rapport ?

Vous avez peut-être l’impression que tout cela est fort intéressant mais sans rapport avec les apparitions mariales en Égypte. L’idée sous-jacente à l’hypothèse des extraterrestres est que ceux-ci semblent capables de prendre n’importe quelle forme en fonction de nos attentes et de nos connaissances, sous forme d’engins spatiaux, dans certains cas, par exemple lorsqu’ils veulent nous prouver que nous sommes sous leur surveillance, sous formes religieuses dans d’autres cas, lorsqu’ils veulent nous aider à traverser certaines épreuves ou à retrouver le chemin d’une certaine recherche spirituelle.

Jacques Vallée fait ainsi remarquer que ces manifestations d’Ovnis semblent correspondre à un schéma pédagogique : « Le meilleur programme de renforcement combine la périodicité et l’imprévisibilité… Il est intéressant de constater que le schéma des vagues d’OVNI a la même structure qu’un programme de renforcement. » Force nous est de constater que les apparitions de la Vierge en Égypte ont connu aussi ce rythme, à la fois, de périodicité et d’imprévisibilité. L’hypothèse de Vallée et de beaucoup d’autres est que ce serait la même intelligence qui serait à l’origine de ces deux types très différents de phénomènes et qui poursuivrait à travers ces voies différentes le même but : « Les thermostats contrôlent la température ; les gyroscopes contrôlent la direction dans laquelle vole une fusée. Que peut bien contrôler un phénomène paranormal ? Je suggère que c’est la croyance humaine qu’il contrôle et conditionne. » C’est de cela qu’il s’agit. Les apparitions religieuses sont-elles produites par quelque intelligence supérieure dans le but de « conditionner » et de « contrôler » nos croyances ? Et si c’est le cas, dans quel but ?

On retrouve le même mécanisme à travers l’histoire

Or, nous trouvons le même mécanisme d’évolution à travers l’histoire de la spiritualité du Moyen Âge, en soulignant que la plupart du temps il s’agit plutôt de visions de la Sainte Vierge, avec toute une mise en scène, que d’apparitions mariales proprement dites. Entre les années 500 et 1500, nous avons plus de 5 000 de ces récits. Il nous est impossible évidemment aujourd’hui de vérifier si ces récits correspondent bien à ce qui s’est réellement passé. Nous savons que le souci de coller aux faits, qui est à notre époque l’exigence commune vis-à-vis de tout témoignage, était étranger à la mentalité de ces temps déjà lointains. Il ne nous est donc pas possible de savoir avec précision si ce sont les manifestations mariales qui ont évolué ou si c’est la perception que les visionnaires en avaient. Mais il n’y a aucun doute que les récits que nous en avons reflètent les aspirations des différentes générations, les besoins de l’Église, l’évolution de la théologie et de la spiritualité et, parfois même, les rivalités des ordres religieux.

Sylvie Barnay, spécialiste des apparitions mariales au Moyen Âge en a fait une démonstration très convaincante. « Les apparitions et les visions de la Vierge sont ainsi mises au service de cette pédagogie de l’enseignement chrétien. Elles entrent véritablement à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle dans la construction du discours de l’Église sur la sainteté. » Nous retrouvons donc là, à la fois, évolution et intention pédagogique sous-jacente, comme ce serait le cas dans les manifestations d’extraterrestres.

Les apparitions s’adaptent

Lorsque, par exemple, sous l’influence des cisterciens, se développe une spiritualité mettant l’accent sur l’enfance du Christ et sur l’imitation de ses vertus pendant cette période de sa vie, la Vierge apparaît avec l’Enfant-Dieu et elle invite religieux et religieuses à jouer avec le Christ, comme avec leur petit frère. Cela peut aller très loin : « Les saints jouent en vision avec le Christ enfant. Les vies de saints racontent qu’ils gazouillent avec l’Enfant Jésus. On les voit jouer à cache-cache dans des jardins d’or et de lumière, s’amuser à grimper aux échelles, danser et tourbillonner et même embrasser tendrement ce Dieu si doux qui rit aux éclats. » Évidemment, il ne s’agit là que de vision, non d’apparition. La mention des « jardins d’or et de lumière » ou même des « échelles » suffit à le prouver. Mais n’oublions pas qu’en Égypte, parallèlement aux apparitions, vues par des foules entières, il y eut aussi des manifestations privées de la Vierge qui ressortissent probablement plutôt de la vision que de l’apparition.

Raisonnons avec finesse

Pourtant cette analogie entre l’évolution des phénomènes ovnis et celle des visions ou apparitions ne suffirait pas pour justifier l’hypothèse de deux modes parallèles de manipulation gérés par une même intelligence supérieure. Les partisans de cette théorie ont donc entrepris une comparaison beaucoup plus fine et détaillée de ces manifestations. Nous allons donc l’examiner maintenant.

Certains tentent de limiter cette hypothèse au cas de Fatima, sans remettre en question l’origine religieuse des autres apparitions mariales. Cependant, la plupart des chercheurs ne font pas de distinctions et pensent que ce sont probablement toutes les apparitions religieuses, chrétiennes ou non, qui sont à réinterpréter dans le même sens.

Un des arguments invoqués par Gilles Pinon pour attribuer les apparitions de Fatima aux extraterrestres serait la présence d’affirmations théologiques très douteuses dans les messages de la Vierge. Là encore, me semble-t-il, une meilleure connaissance des phénomènes d’apparitions devrait faire tomber cet argument. Je pense d’ailleurs que si le contenu de ces messages faisait vraiment difficulté, les théologiens s’en seraient aperçus. Mais je n’insisterai pas sur cet aspect de la discussion, puisque les apparitions de la Vierge en Égypte sont muettes et que, en conséquence, il n’y a pas sur ce point de comparaison possible.

La danse du soleil

Cependant sa critique voudrait se limiter à Fatima et, pour cela, il essaie de mettre en valeur le caractère absolument unique, pense-t-il, des apparitions de Fatima. Il insiste notamment sur la danse du soleil. On se rappelle ce signe extraordinaire annoncé à l’avance par la Sainte Vierge aux trois enfants visionnaires, et contemplé par une foule entière, à la Cova da Iria, lieu des apparitions, et même aux alentours jusqu’à une distance de cinq kilomètres et plus. Nous nous arrêterons longtemps sur ce cas extrême car, à travers lui, c’est tout le problème des relations éventuelles entre phénomènes ovnis et apparitions religieuses que nous pourrons aborder. En voici les traits essentiels :

« Tout à coup, la pluie s’est arrêtée et les nuages, opaques depuis le matin, se sont dissipés. Le soleil apparaît au zénith, semblable à un disque d’argent que les yeux peuvent fixer sans être éblouis et, aussitôt, il se met à tourner sur lui-même comme une roue en feu, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière dont la couleur change plusieurs fois… L’astre du jour s’arrête quelques instants. Puis il reprend sa danse de lumière d’une manière plus éblouissante encore. Il s’arrête de nouveau pour recommencer une troisième fois ce feu d’artifice… Tout à coup, tous ceux qui composent cette multitude, tous sans exception, ont la sensation que le soleil se détache du firmament et, par bonds en zigzag, se précipite sur eux ! »
Certains ont tenté d’analyser le rapprochement entre les phénomènes ovnis et cette danse du soleil de Fatima avec beaucoup plus de précision. Jean-Claude Bourret et l’ingénieur Jean Goupil se sont ainsi essayés à reconstituer ce qui a vraiment pu se passer à Fatima en interprétant le tout comme une manifestation de deux Ovnis et d’extraterrestres. Bernard Bidault pense pouvoir tout expliquer avec un seul Ovni. Gilles Pinon a repris la même intuition en la simplifiant un peu et a tenté, à partir des grilles de classement établies par Hynek et Jacques Vallée, de rendre compte de cette danse du soleil jusque dans ses détails. Voici donc les rapprochements qu’il a établis entre ce qui a été observé à Fatima, le 13 octobre 1917, et une manifestation de type Ovni. Je reprends ici, le plus possible, ses propres mots, les expressions techniques et leurs différents sigles ayant été conçus pour les manifestations d’Ovni, en général, et non pour Fatima :

« Le disque d’argent que l’on peut fixer sans être ébloui », correspondrait au phénomène de type DD (=Disque Diurne). « Ses tremblements sur place et ses mouvements brusques », relèveraient du type DD et MA1 (= trajectoires d’Ovni présentant des singularités, telles que montées verticales, descentes en zigzag, loopings, rotations, changements anguleux de direction). « Sa rotation sur lui-même à vitesse vertigineuse », serait typique de DD et MA1. « Les gerbes de lumière aux couleurs de l’arc-en-ciel », trahiraient le type DD et MA2 (= comportements de type MA1, accompagnés d’effets physiques, ondes sonores, effets lumineux, effets calorifiques…). « L’interruption puis la reprise de la rotation par deux fois », sont du type DD et MA1. « La descente du disque ‘en feuille morte’ », serait à la fois de type DD, RR1 (rencontre rapprochée 1), MA1 et CE1 (approche de l’Ovni à moins de 150 mètres du témoin, mais sans provoquer d’effets permanents sur ce dernier ou sur l’environnement). Je ne pense pas nécessaire de vous traduire les types correspondant à « l’ascension verticale rapide » (DD, RR1, MA1, et CE1), ni à « l’effet calorifique » (séchage des vêtements trempés des spectateurs) ou à « l’absence de bruit ».

Les perturbations atmosphériques

Vient ensuite la même étude comparative détaillée à propos des « perturbations atmosphériques » qui ont accompagné les apparitions. Certains de ces phénomènes se retrouvent lors des apparitions de la Vierge en Égypte, comme « la formation d’un petit nuage au-dessus du chêne-vert » de la Cova da Iria, ou l’apparition d’un « globe lumineux ». D’autres signes se retrouvent plutôt dans les récits d’autres apparitions, comme « la pluie d’une sorte de pétales blancs ou de flocons de neige disparaissant au contact du sol pendant l’apparition du 13 juillet, phénomène bien identifié par les ufologues, nous avertit Gilles Pinon, et appelé ‘cheveux d’ange’ ».

Cet épisode rappelle le récit de la fondation de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, à Rome. Tandis que le Pape Libère et Jean, patricien de la ville, eurent chacun de leur côté un songe où la Vierge leur demandait de construire un sanctuaire à son nom, des habitants de Rome vinrent leur dire qu’ils avaient vu tomber une neige céleste qui en avait délimité les contours. Le prodige aurait donc eu lieu au IVe siècle, mais le plus ancien récit que nous en ayons ne date que du XIIe siècle. Cependant le titre même de « Majeure » est la garantie d’une plus grande ancienneté, car ce titre est un jeu de mot avec « maius », en latin, ou « maggio » en italien, c’est-à-dire avec le mois de mai. Or, d’après cette tradition, cette « neige céleste » serait tombée en mai !

Interpréter sans remettre en cause

Gilles Pinon essaie d’interpréter les apparitions de Fatima comme un « phénomène ovnien », sans pour autant remettre en cause les autres apparitions mariales traditionnelles. Pour ce faire, il insiste, nous l’avons dit, sur le caractère unique qu’auraient les apparitions de Fatima par rapport à toutes les autres. Mais il est aussi contraint d’avouer que si, à Fatima, il s’agit d’un phénomène d’Ovni, alors celui-ci, à bien des égards, s’est comporté comme une manifestation d’Ovni unique, très différente de toutes les autres :

Les manifestations d’ovnis procèdent toujours par surprise, reconnaît-il, or la danse du soleil, à Fatima, avait été annoncée. Les extraterrestres restent extrêmement discrets, leurs manifestations sont fugitives ; or, le phénomène atmosphérique de Fatima s’est montré à une foule immense. Ces considérations ne l’empêchent pas cependant de conclure, peut-être un peu vite, que « la danse du soleil appartient donc d’une façon incontestable au phénomène ovnien », ou encore, de façon plus détaillée que « le soleil de la Cova da Iria est d’une part un Ovni, d’autre part un spectacle revêtant des ornements divins, monté par une intelligence inconnue étrangère à notre monde. »

En revanche, je serai d’accord avec lui pour reconnaître que si le soleil de Fatima est un Ovni, alors les apparitions de la Vierge ne peuvent que relever aussi des extraterrestres, puisque ce sont les apparitions qui ont annoncé le miracle du soleil.

D’autres manifestations solaires

Pour Gilles Pinon, ce phénomène atmosphérique ne se retrouverait dans aucune autre apparition. Ce n’est cependant pas tout à fait exact. Il y eut, semble-t-il, plusieurs cas semblables au cours du Moyen Âge, mais avec toujours cette difficulté à distinguer nettement entre vision et apparition. Sylvie Barnay signale qu’à la fin du XIVe siècle, alors qu’une épidémie de peste ravageait l’Italie du Nord, les apparitions de la Vierge se multipliaient, mais aussi les signes climatiques. « Le soleil se met à tourner pour manifester la colère de Dieu. Mais les roses et les lys fleurissent également en plein hiver lorsque le peuple écoute la Vierge. » La mention du prodige des roses et des lys donne à penser qu’il s’agit bien de faits réels et non de simples visions. Le soleil a donc probablement été réellement perçu comme en mouvement. Le même auteur y revient à propos du XVe siècle : « L’émanation divine a pris la forme d’un soleil qui tourne en sens contraire pour dire que le monde va à l’envers ». Les chroniqueurs pétris de culture religieuse traduisent-ils la réalité ? se demande Sylvie Barnay. Leurs écrits n’échappent pas à une certaine mise en forme littéraire qui continue d’utiliser quelques lieux communs en matière de vision mariale : la rose, le lys, l’amour de Dieu qui processionne sous la forme d’une ronde ou d’un soleil. » Mais il semble, d’après Joachim Bouflet, qu’on ne rencontre plus de phénomène solaire aussi spectaculaire dans les siècles suivants jusqu’aux apparitions de Fatima.

Les apparitions de l’île Bouchard

Cependant, les apparitions de l’Île Bouchard, en 1947, fournissent un autre cas de lumière solaire paranormale fort intéressant. Il s’agit là, une fois de plus, d’apparitions à des enfants, mais dans une église. Les fidèles, comme toujours, pour arriver à y croire vraiment, réclamaient des signes. La Vierge avait donc fini par promettre qu’à sa dernière apparition, prévue pour le 14 décembre, « elle enverrait un vif rayon de soleil ». Voici donc ce qui, lors de cette dernière apparition, se produisit :

« Notons tout d’abord que le temps fut couvert et sombre en ce dimanche 14 décembre 1947. Mais qu’une courte éclaircie se soit produite vers 13 h 30 et ait laissé le soleil apparaître quelques instants, cela semble absolument hors de doute. » Cette brève percée du soleil ne peut cependant pas expliquer ce qui suit : « Un rayon de soleil pénétra donc dans l’église Saint-Gilles ce jour-là par le vitrail qui se trouve près du presbytère et se déploya en éventail, englobant une partie du grand autel et la nef jusqu’au pilier 15. De nombreux témoins affirment que ce rayon donna une lumière blanchâtre mais en même temps éclatante et chaude. Les quatre enfants qui se trouvaient à genoux près de l’autel de la Sainte Vierge furent inondés de ces feux, ainsi que ceux qui se trouvaient sur son parcours. Le phénomène dura environ quatre minutes… Le rayon était si chaud qu’un certain nombre de témoins se protégèrent la tête de leurs mains comme on se protège du soleil pendant les fortes chaleurs d’été.

Ce qui est étrange, c’est que, d’après maintes mensurations et expériences faites après le 14 décembre 1947, il paraît impossible que le soleil puisse atteindre, à cette époque de l’année, la place où se tenaient les enfants. À la mi-décembre, le soleil à 13 h 30 éclaire face au vitrail à plusieurs mètres en deçà de cet endroit. D’autre part, un pilier s’interpose entre le vitrail et le lieu où se trouvaient les enfants près de l’autel de la Sainte Vierge. »

Le phénomène fut même perçu, de façon fort étrange, à grandes distances de l’église. Les chaumières du voisinage en furent éclairées, jusqu’à six kilomètres à la ronde, affirment plusieurs témoins, et, plus extraordinaire encore, l’archevêque de Tours, à 40 kilomètres de là, en reçut comme une sorte de confirmation personnelle. « J’étais ce dimanche vers une heure et demie installé à mon bureau, qui est près d’une fenêtre donnant au sud. Le temps était complètement bouché. Quand tout à coup entra par cette fenêtre un ensoleillement qui vint sur mes papiers, là, sur mon bureau. J’ai alors pensé : il se passe quelque chose à l’Île Bouchard ! ».

Un lien avec l’Égypte

Cependant, si l’on peut rapprocher les lumières des apparitions de celles des Ovnis, il y a aussi dans l’histoire de la mystique un certain nombre de témoignages sur des manifestations de lumière qui rappellent un peu, mais en beaucoup plus faibles, les phénomènes spectaculaires constatés à Zeitoun, Choubra et surtout Assiout. Il ne s’agit pas de la légère luminescence, bien connue des médecins, qui se dégage des corps peu après leur mort. Je ne veux pas non plus faire allusion ici au rayonnement lumineux du corps de certains saints, même de leur vivant, comme par exemple on a pu le constater à plusieurs reprises pour Mère Yvonne-Aimée de Jésus, au monastère de Malestroit. Je ferais plutôt le rapprochement avec des phénomènes extérieurs au corps du saint, vivant ou mort, et prenant une certaine expansion dans l’espace.

La lumière sur la tombe

C’est très nettement le cas de la lumière vue au-dessus de la tombe de saint Charbel Makhlouf, le célèbre ermite du Liban, mort en 1898 :

« La nuit était venue et plusieurs paysans étaient encore figés près de l’humble tombe où le corps reposait dans le cimetière du couvent. Ils ne priaient plus, ils ne parlaient plus, ils restaient là, simplement, auprès de leur vieil ami. Et tout à coup, ce qu’ils virent les frappa d’épouvante : au-dessus de la fosse comblée, une vive lueur s’était soudain produite, elle montait, elle descendait, elle semblait vivre. » Mais cette clarté ne fut pas seulement celle d’un instant. « On rapporte que, pendant un mois et demi, le même phénomène s’était reproduit sous les yeux déconcertés des fermiers d’Annaya, et que le Préfet du District, un musulman nommé Mahmoud Hamade, poursuivant avec sa troupe une bande de criminels, vit le même spectacle et se trouva acheminé vers le monastère. Il avait cru surprendre les malfaiteurs autour du feu qu’ils auraient allumé la nuit… Les témoins feront spontanément remarquer que ces lumières ressemblaient à la lumière électrique. Or, il n’y avait point d’électricité dans toute la région. ».

Le signe lumineux prend un sens encore plus évident dans la manifestation suivante : « Le Frère Elie Mehrini visitait à minuit le Saint-Sacrement dans l’église où était exposé le corps du Père Charbel… Pendant qu’il priait, il vit une lumière qui, jaillissant du tabernacle, venait planer au-dessus du corps du Père, puis, s’élevant, retournait au tabernacle. » Cette lumière rappelle un peu ces colombes lumineuses qui semblaient sortir des coupoles et y rentrer. Mais, ici, il n’y a pas la valeur symbolique de paix portée par les colombes. En revanche, le fait que cette lumière sortait du tabernacle et y retournait a évidemment un sens très fort.
Dans son « Encyclopédie », Joachim Bouflet signale quelques autres cas. Ainsi celui d’une moniale libanaise, Rafqâh Ar-Rayès, morte en 1914 :

« On a constaté sur son tombeau le même phénomène qu’il y eut sur le tombeau de saint Charbel au moment de son inhumation, le 25 décembre 1898, à savoir une lumière resplendissante qui venait du tombeau de notre Servante de Dieu, puis disparut. Plusieurs personnes habitant les villages voisins du monastère Saint-Joseph à Jrabta, virent cette lumière extraordinaire. ‘J’ai vu cette lumière, rapporte Dorgham Al-Koury Khaïrallah, par deux fois, deux nuits différentes : et grâce à cette lumière, je voyais une à une les feuilles du chêne qui est en face du caveau’. » On voit dans ce récit que cette lumière rayonnait fortement puisqu’elle était vue de loin, de plusieurs villages.

Mais il ne s’agit pas là d’une spécialité libanaise. Lorsque Pierre-Marie Chanel, missionnaire mariste fut abattu d’un coup d’herminette, à Futuna, en 1841, il y eut « un horrible fracas, suivi d’une forte détonation », une croix lumineuse apparut et les meurtriers et pillards s’enfuirent, épouvantés.

Même phénomène encore, à la mort d’Anna Katharina Emmerick, au-dessus de la ville où elle habitait :

« Les habitants des fermes aux alentours de la ville perçurent un éclat flamboyant qui surplombait la cité de Dülmen. Ils se hâtèrent vers la ville pour éteindre l’incendie supposé. Mais il n’y avait le feu nulle part. Lorsqu’ils apprirent qu’Anna Katharina Emmerick venait de trépasser, ils retournèrent chez eux en silence, le cœur gros. »

Une nuée lumineuse

Plus récemment, la Vierge est apparue en Italie, à Balestrino, de 1949 à 1971, à Caterina Richero. Il y eut en tout plus de 120 apparitions. Or, bien des années plus tard, le 4 novembre 1986, alors que la nuit était tombée, le lieu des apparitions où avait été édifiée une chapelle à la demande de la Vierge, fut « enveloppé d’une nuée lumineuse jaune d’or, visible de loin et par des centaines de personnes des environs. Le lendemain soir à la même heure, la chapelle s’illumina de nouveau et la Vierge apparut pour la dernière fois à Caterina Richero. »

Cette nuée lumineuse ne peut que rappeler certains témoignages recueillis à Zeitoun !

« Ce sont là, résume Joachim Bouflet, des exemples modernes et contemporains qui s’inscrivent dans une tradition hagiographique ininterrompue depuis les origines du christianisme. Les sources font état de phénomènes comparables survenus à la mort des martyrs des premiers siècles, tout comme du subit embrasement du Monte Senario à la mort d’Amideo Amadei – un des sept saints fondateurs de l’ordre des Servites de Marie – ; des lumières apparues au-dessus du cadavre de sainte Beatriz da Silva (1490)… des éclairs et des flammes qui couronnèrent la Sainte Colline de Nagasaki où tant de martyrs donnèrent leur vie entre 1597 et 1632. » Dans tous ces cas les témoignages sont trop nombreux, émanant de personnes des conditions les plus diverses, pour qu’il soit possible de réduire ces faits prodigieux à des phénomènes naturels ou à des illusions.

D’authentiques signes de Dieu

Bien entendu, ces cas n’intéressent qu’un nombre restreint de spécialistes. Pour la plupart des gens, il ne s’agit que de curiosités. Je pense, bien au contraire, qu’il y a là d’authentiques signes de Dieu. Je n’ai gardé ici que ces phénomènes de grande ampleur, vus à distance, par de nombreux témoins, parce qu’ils présentent une certaine analogie avec les effets lumineux constatés lors des apparitions de la Vierge en Égypte. Pour en comprendre le sens il faudrait cependant les resituer dans tout l’ensemble des « phénomènes extraordinaires », comme le fait Joachim Bouflet. Il y a une continuité remarquable entre ces différentes manifestations de lumière de corps transfigurés de leur vivant, de rayonnement du corps des saints après leur mort, d’hosties lumineuses, de signes lumineux dans le ciel, etc. Si l’on étudie les manifestations de lumière des apparitions sans tenir compte de tout ce contexte mystique, il devient plus facile de les assimiler aux lumières des phénomènes Ovnis. C’est malheureusement ce que font les ufologues, grands spécialistes des Ovnis, mais moins au courant des apparitions religieuses.

Un cas à part à traiter dans son ensemble

Cependant, même si l’on accepte de considérer les apparitions de Fatima comme un cas à part, encore faut-il le traiter dans son ensemble. Or, la danse du soleil est loin d’être la seule manifestation de lumière. C’est bien la seule que voyait la foule mais, pour les trois enfants, Lucie, Jacinte et François, il y en avait une autre beaucoup plus importante. Là, on entre vraiment dans le domaine mystique et la différence avec les phénomènes spectaculaires est importante. Mais il y a cependant un lien entre les deux. Le signe extérieur, destiné à frapper les foules, n’a de sens que parce qu’il renvoie à l’expérience intime et proprement mystique. Mais si celle-ci vient vraiment de Dieu, il est impossible que le signe extérieur n’en vienne pas aussi. Revenons donc aux apparitions de Fatima :

À un moment, la Vierge qui avait les mains jointes, les ouvrit et « ce geste répandit sur les voyants un faisceau de lumière mystérieuse, à la fois très intense et très intime » qui, selon les propres mots de Lucie, « les pénétrant jusqu’au plus profond de l’âme, les fit se voir eux-mêmes en Dieu… Dieu lui-même était cette lumière et cette image était plus claire que si elle avait été reflétée par le plus pur des miroirs. » Les expressions du petit François sont presque encore plus fortes : « J’ai eu beaucoup de plaisir à voir l’Ange ; plus encore à voir Notre Dame. Mais ce qui m’a plu davantage, c’est de voir Dieu dans cette grande lumière qu’Elle nous a mise dans la poitrine… Nous étions comme en feu dans cette lumière qui est Dieu et nous ne brûlions pas !… Comment est Dieu ?… Il est si beau, si bon que nous ne pouvons le dire ! » Il s’agit donc cette fois d’une lumière qui vient emplir leur poitrine, qui les pénètre « jusqu’au plus profond de l’âme. » Elle se présente comme un « faisceau de lumière ». Donc ils voient cette lumière et ils l’éprouvent en eux-mêmes. Il y a là quelque chose de physique et de concret, puisque François s’étonne d’y être « en feu » et pourtant de ne pas brûler ! Mais, en même temps, cette lumière est Dieu.

Dieu est Lumière

On a bien des récits où des rayons sont tombés d’un Ovni sur quelques pauvres terriens. Mais ils n’avaient rien de mystique. Ils étaient très concrets. C’était vraiment pour brûler leurs victimes. On pourrait plus facilement, dans le cas de Fatima, faire un rapprochement avec les EFM (Expériences aux Frontières de la Mort ou NDE en anglais). Les témoins de ces expériences ont vraiment, hors de leur corps et dans une autre dimension, rencontré Dieu, pur Amour fait de Lumière, selon les paroles de saint Jean : « Dieu est lumière » et « Dieu est amour ». Là, on retrouve vraiment les paroles de Lucie et de François.

Mais il semble que, dans l’Histoire de la mystique, l’expérience de l’union à Dieu se soit faite le plus souvent hors de toute apparition et qu’inversement la plupart des apparitions n’aient pas comporté, au moment même, cette phase mystique de l’union à Dieu. Dans les témoignages que nous avons trouvés ou recueillis des apparitions de la Vierge en Égypte, nous n’avons jamais rencontré d’expérience mystique caractérisée. C’est qu’il ne s’agissait chaque fois que de phénomènes extérieurs, concrets, photographiables, au moins en partie, visibles par la foule, et non d’expériences intimes, « au plus profond de l’âme ». Ceci n’exclut d’ailleurs pas que de telles expériences, plus proches de la mystique, aient pu être vécues individuellement par certaines personnes, lors de ces apparitions ou plus souvent, semble-t-il, avant ou après, accompagnées parfois de visions ou de songes.

Un lien mystique

Là où les choses se compliquent, c’est qu’il semble qu’il y ait, au moins dans certains cas, un lien mystérieux entre ces EFM, les Ovnis et certaines expériences de méditation. De fait, nous avons plusieurs témoignages de gens, prétendant avoir assisté à une manifestation d’Ovnis ou même avoir fait l’objet d’un enlèvement par des extraterrestres, qui ont vécu cette expérience comme une rencontre religieuse. Cependant, ceci n’implique pas nécessairement que cette rencontre ait eu effectivement un caractère religieux. Cette impression tient peut-être seulement au fait que certains chocs psychologiques profonds entraînent presque automatiquement les mêmes réactions dans le psychisme humain. C’est ce que semble dire un passage d’un document déclassifié de la National Security Agency, reprenant à son compte le résultat des recherches de Jacques Vallée, spécialiste des Ovnis, sur les réactions humaines devant des « phénomènes inusuels »

« Que la structure psychologique de la personne soit assaillie par la vue d’un meurtre particulièrement inusuel et choquant ou l’étrangeté d’une observation d’Ovnis, l’effet est le même ». Si le choc psychologique est très fort, parfois jusqu’à la terreur, il y a deux possibilités : « 1) L’esprit s’évanouit et tombe dans une amnésie qui enterre les événements, parfois de manière permanente, dans l’inconscient.

2) La structure psychologique personnelle s’effondre et l’esprit descend au niveau le plus profond, là où réside ‘ce qui ne peut pas être détruit’ et il s’abandonnera à cette entité pour assurer sa protection et sa survie. La rencontre avec cette entité immuable et indestructible est généralement décrite comme une expérience religieuse. »

L’entité immuable, envisagée dans ce document, n’est évidemment pas la Sainte Vierge, mais un extraterrestre. Les modifications de comportement résultant de ces rencontres intéressent cependant notre sujet car les apparitions sont aussi rencontre avec des personnages d’un autre monde et certaines manifestations privées du Christ, de la Vierge ou des saints se font également dans un état second du fidèle où il se trouve hors de ce monde. S’il ne s’agit pas alors d’un enlèvement physique, il s’agit tout de même d’une expérience hors de notre espace et de notre temps, s’accompagnant, dans des cas extrêmes, de « visites » de certains lieux de l’Au-delà.

Plusieurs hypothèses

Jean-Gabriel Greslé, reprenant et commentant les travaux de Jacques Vallée, cités par la NSA, essaie surtout de comprendre ce qui a pu se passer lors de ces nombreux cas d’enlèvements. Il avance ainsi plusieurs hypothèses pour expliquer cette référence aux expériences religieuses. Il note que les entités rencontrées « modifieraient ainsi directement et sans obtenir l’adhésion consciente de leurs ‘patients’, une partie de leurs conceptions morales ou métaphysiques fondamentales. Toutes les valeurs que l’homme est obligé de rejeter pour survivre dans l’univers infernal de la civilisation moderne : détachement des désirs obsessionnels de possession et de puissance, respect du monde et des êtres qui le peuplent, compassion pour la souffrance d’autrui, abandon de l’ego et de ses exigences, sont restituées par le moindre séjour dans cet état privilégié. Plus simplement, au cours des manipulations mentales provoquant l’amnésie chez les personnes enlevées, l’esprit aurait l’expérience fugitive de ce que vivent les mystiques pendant la méditation profonde. Au réveil, les victimes seraient un peu changées par cette brève rencontre avec leur ‘soi’, suffisamment pour que leur égocentrisme soit moins fort, leur détachement un peu plus grand, et certaines de leurs conceptions différentes. »

Un exemple significatif

Il semble en effet que certaines « rencontres rapprochées » aient été vécues avec une intensité que l’on retrouve habituellement dans les EFM ou dans des expériences spirituelles très fortes. Voici l’essentiel d’un cas, rapporté par Eric Raulet. Il s’agit d’un garçon de 17 ans, du nom de Bryan, qui travaillait comme apprenti dans un restaurant :
« Je suis arrivé en cuisine pour prendre les plats et, à ce moment-là, le personnel regroupé à la fenêtre m’appela pour voir la ‘chose’. Je vis alors une forme ovoïde fluorescente de couleur bleue… Inexplicablement, je suis immédiatement sorti pour aller à la rencontre du phénomène. C’était comme un réflexe. Les autres m’ont regardé stupéfaits et effrayés. - Pouvez-vous me décrire cette ‘chose’ ? » demande Eric Raulet. « La ‘chose’ ne faisait aucun bruit. Elle se trouvait devant moi à environ 100 m. Son diamètre approchait 4 mètres. Elle était à 2 mètres de hauteur. Je me suis avancé, et puis je n’ai pu aller plus loin. – Je vis une subite émotion envahir Bryan à ce point de son récit », commente Eric Raulet. J’avais déjà rencontré à plusieurs reprises ce changement d’état brutal chez plusieurs témoins, mais uniquement parmi ceux qui rapportaient une EFM. Il poursuivit, les larmes aux yeux – J’ai reçu une émotion, une chaleur, un Amour, quelque chose qui m’a complètement statufié. J’avais les larmes aux yeux. Ce n’était pas de l’angoisse. Bien au contraire, c’était de l’extase. Je recevais quelque chose dans mon corps que la ‘chose’ m’envoyait. Je ne pouvais plus bouger. – J’étais sous le coup de l’étonnement, reprend Eric Raulet. Cet homme me décrivait-il une observation d’OVNI ou bien une EFM ? Tout dans les détails de son expérience me rappelait cette dernière, jusqu’à la perte de la notion de temps. »

Les choses ne sont pas si simples

Mais le plus extraordinaire c’est que ce même Bryan eut quelques années plus tard un terrible accident de voiture et que, là, il fit une véritable EFM : « Je suis entré dans un trou noir et je suis arrivé dans un rayon de lumière. La même émotion m’a envahi comparativement à l’observation de l’OVNI. Des présences que je ne voyais pas m’ont ‘parlé’ par télépathie. Elles m’ont dit : “Tu peux rester ou repartir. Si tu repars, tu auras quelque chose à faire.” J’ai décidé de revenir en ce monde. »

Eric Raulet explique ensuite qu’il a connu plusieurs témoins d’EFM qui avaient eu l’occasion d’observer des Ovnis et qu’inversement, ou réciproquement, il n’était pas rare que des témoins d’Ovnis aient fait une EFM. Je connais aussi personnellement des gens qui ont vu des Ovnis pendant leur EFM. Dans ces cas d’expériences multiples, il arrive que se produisent d’autres manifestations à travers des songes ou des rêves, même parfois tout éveillé. Là encore nous retrouvons une certaine analogie avec des phénomènes accompagnant en privé les apparitions de la Vierge en Égypte, avant ou après ces apparitions. Comme vous le voyez, les choses ne sont pas simples.

Évidemment, les manifestations d’Ovnis n’ont, à première vue, rien à voir avec les apparitions religieuses. Mais, à en considérer les effets que nous venons d’évoquer, on est en droit de se demander si ce ne serait pas les mêmes entités qui provoqueraient ces « rencontres rapprochées », avec ou sans soucoupe volante, avec ou sans figure religieuse. C’est précisément la position de Jacques Vallée qui rejette le caractère religieux des apparitions de Lourdes tout autant que de celles de Fatima. Pour lui, la Vierge demande à Bernadette « des actes absurdes ». Ce sont donc toutes les apparitions qui, à son avis, sont à attribuer aux extraterrestres. Jean Sider, pour sa part, après avoir fait un résumé des événements de Zeitoun, déclare qu’à son avis ce n’est pas Dieu qui se trouve derrière ces apparitions, mais « un responsable pas aussi haut placé, mais cependant nettement supérieur aux sociétés humaines. Le manipulateur de Vierge Marie et de petit Jésus, dans ce cas-ci, pourrait bien être celui qui manipule les Ovnis. La panoplie des artifices déployés nous en suggérant l’idée. » Le même auteur suggère qu’il en est probablement de même pour les apparitions de La Salette, Lourdes, Pontmain et « autres affaires ».

Ils affirment pouvoir prendre toutes les formes…

On peut d’ailleurs évoquer encore de nombreux arguments en faveur de cette hypothèse. Dans de nombreux récits d’enlèvements, les kidnappés expliquent que les extraterrestres peuvent prendre n’importe quelle forme, y compris nos formes humaines. Les cas de guérisons accordées par des extraterrestres ne sont pas rares.

Cependant, s’il est relativement normal que l’on ait tendance à attribuer les manifestations d’Ovnis à répercussion spirituelle et les apparitions religieuses aux mêmes forces de l’Au-delà, on ne peut le faire pour tous les phénomènes liés aux extraterrestres. Toutes les rencontres rapprochées ou les enlèvements ne se passent pas toujours aussi bien que dans les cas que nous venons d’évoquer, loin de là ! Dans la très grande majorité des cas ces expériences sont un véritable traumatisme et laissent une peur panique. Il n’est pas vrai que cette angoisse ne repose que sur des mécanismes psychologiques induits par des séances d’hypnose, ce qui reviendrait à dire que ces craintes ne reposent que sur des fantasmes, autant dire sur rien. J’ai rencontré personnellement plusieurs kidnappés qui n’avaient pas eu besoin de l’hypnose pour garder le souvenir très précis de leur aventure. Mais il est vrai que certains d’entre eux sentaient que leurs souvenirs n’étaient pas complets, que d’autres épisodes se trouvaient enfouis, refoulés dans leur subconscient. Les témoins que j’ai connus se refusaient précisément à avoir recours à l’hypnose dans la crainte de découvrir le pire. Ils en savaient déjà bien assez ! La réalité de ces enlèvements semble d’ailleurs de plus en plus confirmée par des traces matérielles. Bon nombre d’enlèvements ont laissé des cicatrices. Plusieurs des kidnappés ont découvert un jour ou l’autre en eux des implants que l’on commence maintenant à pouvoir étudier.

Je n’entrerai pas ici dans le problème de l’interprétation de ces enlèvements. Les choses se sont-elles vraiment passées, concrètement, comme ces témoins les décrivent ? S’agit-il plutôt d’un montage que les extraterrestres leur auraient mis dans la tête pour poursuivre une expérience psychologique sur notre espèce ou pour cacher par de faux souvenirs ce qu’ils avaient réellement fait… ? Pour ce qui nous intéresse ici, peu importe.

Une légitime terreur

Ce qui est certain, c’est qu’il y a des morts, des infirmes, des gens transformés en légumes à la suite du choc psychologique, mais surtout une terreur à l’idée qu’ « ils » pourraient revenir, disposer à nouveau de nous sans aucune possibilité de résistance, pour se livrer à leurs expériences sur nous, sans qu’ « ils » paraissent le moins du monde sensibles à notre peur ou à notre souffrance, sans qu’on puisse lire en eux la moindre émotion, comme s’il s’agissait de robots. L’impression souvent qu’inversement il leur suffit de plonger leurs immenses yeux noirs dans les nôtres pour lire jusqu’au fond de nous ce que nous éprouvons et pensons sans aucune possibilité de leur dissimuler quoi que ce soit... Je ne peux donner là de référence bibliographique précise, tant ces récits se retrouvent pratiquement dans tous les livres qui traitent de ce sujet.

Le caractère redoutable de ces rencontres avec les extraterrestres est tellement marqué qu’un certain nombre d’ufologues en sont venus à voir en eux des forces du mal. Et voilà que nous retrouvons ainsi la première hypothèse, celle des forces du mal, mais par une autre voie.

Des opinions convergentes

C’est ainsi que Bernard Bidault finit par écrire : « Si on étudie les textes anciens, on s’aperçoit que les enlèvements de terriens par des ‘roues de feu’ ne sont pas l’apanage de l’époque moderne. Toutes les grandes religions parlent d’‘envoyés du ciel’. Peut-être sont-ils encore parmi nous, invisibles ? Leurs pouvoirs extraordinaires feraient qu’ils seraient à la source et partie prenante de tous les phénomènes paranormaux que l’homme ne comprend pas… Certaines ‘espèces’ ne nous veulent aucun mal, au contraire. Elles ont essayé et elles essayent encore de nous prévenir… Certaines autres espèces nous donnent l’impression qu’elles ont besoin de nous, de notre énergie vitale, voire de nos corps physiques, peut-être pour se régénérer. »

Même opinion chez Jean Sider : « Il y a une grande probabilité pour que cette intelligence supérieure soit la même que celle qui est responsable de tous les phénomènes paranormaux dont font partie les Ovnis. Elle a aussi suscité toutes nos grandes religions par la manipulation de divers prophètes et initiés. Cela a eu pour premier résultat de discipliner les humains, et en second de dresser certains courants spirituels les uns contre les autres dans des conflits particulièrement meurtriers qui durent encore de nos jours. Qui sait si les idéologies des temps modernes n’ont pas suivi le même cours ? » Mais quel serait alors le but poursuivi par cette intelligence supérieure qui nous manipule ? Jean Sider répond : « Elle paraît s’activer pour assurer ses propres besoins. Dans cette perspective elle pourrait se sustenter à partir de l’énergie fournie par les émotions humaines les plus fortes. Ces émotions seraient surtout issues de la sexualité, de la frayeur, de la douleur, de la colère, etc. »

Plus généralement reconnu parmi les ufologues, Jacques Vallée résume ainsi sa pensée : « Les érudits dans le domaine des OVNI, comme le père Salvatore Freixedo en Amérique latine, John Keel aux Etats-Unis et Aimé Michel en France, pensent que nous sommes impuissants face aux capacités complexes et absurdes d’une intelligence de l’espace capable de se déguiser en Martien, en dieu primitif, en Sainte Vierge, en flotte de vaisseaux aériens. »
Et puisque Jacques Vallée vient d’évoquer le père Freixedo, voici comment cet ancien prêtre, qui fut Jésuite pendant trente ans, résumait un de ses livres intitulé Défendons-nous des dieux. « Dans cet ouvrage fondamental, écrivait-il, pour comprendre non seulement le phénomène Ovni, mais l’histoire humaine et la vie même de l’homme sur la Terre, j’englobais le ‘dieu’ du christianisme avec tous ces êtres mystérieux et supérieurs qui nous visitent et je ne le mettais pas parmi les meilleurs, mais parmi les rufians cosmiques qui viennent profiter des faiblesses et de la crédulité de cette pauvre créature encore animale qui commence à peine à devenir raisonnable… Ce que je voudrais, c’est mettre en garde ceux qui commencent à entendre des voix ou à être de quelque façon le jouet de quelque entité, terrestre ou extraterrestre. C’est en effet un Satan sans cornes et sans feux ecclésiastiques ni théologiques, extrachrétien et extrareligieux avec lequel malheureusement certains humains ont à faire en certaines circonstances étranges de leur vie. Aujourd’hui, à cause de la plus grande activité de ces petits satans extraterrestres à grosses têtes, nous devons tous en savoir un peu plus sur ce thème, afin que si nous devions rencontrer l’un d’eux il ne nous cueille pas au dépourvu, comme cela est arrivé à tant d’autres. »

Je tiens tout de même à préciser qu’Aimé Michel, lui, était resté profondément chrétien. Mais peut-être aurait-il cependant admis avec Jacques Vallée que ces extraterrestres puissent se transformer en Sainte Vierge. C’est qu’à côté des vraies apparitions, nous l’avons vu, il y a aussi les fausses, innombrables, et peut-être sont-elles effectivement parfois l’œuvre d’extraterrestres.

Où est la Lumière ?

Nous sommes pourtant là bien loin de la lumière des apparitions de la Vierge, que ce soit à Fatima ou à Lourdes, à Zeitoun ou à Choubra et Assiout. Je ne crois pas, comme le fait par moments Jean Sider, représentant d’une position extrême, que ce soit le même Dieu qui soit à la fois bon et méchant, qui fasse tantôt le bien, tantôt le mal, qui parfois nous aime et à d’autres moments s’amuse à nous faire souffrir. Je ne crois pas davantage que l’on puisse attribuer à des entités de l’Au-delà, quelles qu’elles soient, ce double jeu. Ce que je crois plutôt c’est que les choses se passent dans le monde invisible comme en celui-ci. Il y a, sur cette Terre, des monstres et des saints. Il y a, dans l’Au-delà des trépassés devenus êtres de lumière et des morts restés prisonniers de leur égoïsme, de leur orgueil et de leur haine. Il doit bien y avoir, de même, des extraterrestres, quels qu’ils soient, eux-mêmes peu évolués spirituellement, qui ont choisi de travailler avec les forces du mal et des extraterrestres, plus évolués, qui collaborent avec les forces de l’amour.

Les forces du mal ne peuvent pas être toutes assimilées et réduites aux seuls extraterrestres. Elles comportent aussi des défunts peu évolués, peut-être aussi des « anges déchus », esprits non incarnés et encore différents des extraterrestres. De même toutes les manifestations extraordinaires, paranormales, nous incitant à plus d’amour ne proviennent-elles pas nécessairement des seuls extraterrestres. Il y a aussi des communications d’amour qui viennent vraiment de nos morts et probablement des « anges gardiens » ou « guides » qui ne sont pas incarnés et n’appartiennent pas aux différentes espèces d’extraterrestres.

Les apparitions du Christ ne sont pas les seules apparitions religieuses possibles. Il y a aussi la Sainte Vierge, les saints, parfois des apparitions d’anges, des matérialisations de personnes vivantes en bilocation, des manifestations de décédés venus nous consoler. Je ne peux que renvoyer le lecteur au témoignage de quantité de saints ou aux extraordinaires « Dialogues avec l’Ange », issus d’une des aventures spirituelles les plus fortes du siècle dernier, ou encore aux nombreux ouvrages relatant les communications avec nos morts. Vouloir réduire tous ces échanges entre vivants sur Terre et vivants dans l’Au-delà à des interventions d’extraterrestres suppose une ignorance totale ou très superficielle du dossier.

L’hypothèse ne résiste pas à une analyse précise et détaillée

Je suis certain que l’hypothèse qui attribue tant de phénomènes aux seuls extraterrestres ne résiste pas à l’analyse précise et détaillée de la majorité de ces phénomènes. Mais ce n’est pas le lieu ici de le démontrer. Il n’est pas question non plus, évidemment, de tenter de prouver à des incroyants, agnostiques, athées, ou non chrétiens, que les apparitions de la Vierge, en Égypte ou ailleurs, viennent vraiment de la Mère de Dieu. « Qu’il te soit fait selon ta foi », dirait le Christ.

Une fois convaincu que ces apparitions de la Vierge en Égypte viennent vraiment de Dieu, il me fallait passer à l’étape suivante, c’est-à-dire à l’essentiel : quel est le sens de ces apparitions ? Quelle était l’intention de la Mère de Dieu en se manifestant ainsi, en ce pays, à notre époque, et de façon aussi massive, aussi spectaculaire ? Car enfin il s’agit d’un événement considérable. Ce sont des millions d’Égyptiens qui au cours de ces années ont assisté aux apparitions et vu cette image lumineuse extraordinaire de la Mère de Dieu. Cela doit bien avoir un sens !

C’est ce sens que j’ai essayé de développer en trois chapitres :

1. Le retour de la Vierge au pays qui l’avait accueillie et qu’elle avait aimé, lors de sa fuite en Égypte.

2. L’appel à l’unité des chrétiens, par-delà toutes les divisions de nos Églises.

3. L’appel à l’amour universel, par-delà les différentes approches de Dieu.

Je signale au lecteur que j’ai fini par accepter que l’éditeur bouleverse ce plan et renvoie l’essentiel de l’ouvrage, c’est-à-dire l’intention de la Vierge en se manifestant ainsi, en « annexes » et en petits caractères.

D’autres « corrections » ont été faites par ses soins, sans me consulter, comme, par exemple, p. 9, le remplacement des mots : « le père d’Ibrahim Pacha » par « le père de monsieur Pacha », ce qui est parfaitement ridicule.

Je crains que l’on trouve d’autres perles de cette qualité dans mon livre, mais je n’ai pas eu le courage de le relire.

Notes :

1. Le rapport Cometa, Les OVNI et la Défense éd. du Rocher, 2003.
2. Jean-Jacques Velasco, OVNIS, l’évidence, éd. Carnot France, 2004.
3. Jean-Gabriel Greslé, Documents interdits, ce que savent les États-majors, Dervy, 2004.
4. Gildas Bourdais, OVNIS : La levée progressive du secret, éd. JMG, 2001.
5. François Parmentier, OVNI, 60 ans de désinformation, éd. du Rocher, 2004.
6. Bernard Bidault, OVNIS, Attention danger ! , éd. JMG, 2003.
7. Jean Sider, Ovnis, Dossier diabolique, éd. JMG, 2003.
8. Steven M. Greer, Révélations, tome I, éd. Nouvelle Terre, 2004.
9. Le rapport Cometa…, op. cit. , p. 195.
10. Bernard Bidault, op.cit. , Pp. 39-44.
11. Jacques Vallée, Autres dimensions, Robert Laffont, 1988, p. 64.
12. Jean-Gabriel Greslé, Hypothèse extraterrestre, éd. Guy Trédaniel, 1994, p. 204.
13. Jacques Vallée, Autres dimensions, op.cit., p. 299 et 301.
14. Sylvie Barnay, Le ciel sur la terre…, op.cit., p. 101.
15. Sylvie Barnay, Le ciel sur la terre, op.cit., p. 105-106.
16. Gilles Pinon, Fatima, un ovni pas comme les autres ? éd. Osmondes, probablement 2003.
17. Chanoine C. Barthas, Il était trois petits enfants, Fatima-Editions, Toulouse, 1961, p.103.
18. Jean-Claude Bourret, OVNIS - 1999 : Le contact ? , Michel Laffon, 1997.
19. Bernard Bidault, op.cit., p.45-48.
20. Gilles Pinon, op.cit. , p.110-112 ; Bernard Bidault en signale plusieurs exemples, op.cit., p.95-98.
21. Sylvie Barnay, op.cit. , p.174-175.
22. Gilles Pinon, op.cit. , p.209-210.
23. Gilles Pinon, op.cit. , p.111.
24. Sylvie Barnay, Le ciel sur la terre, op.cit., p.169 et 171.
25. Joachim Boufelt, Faussaires de Dieu, op.cit., p.287.
26. Abbé Souillet, Les Apparitions de Notre-Dame à l’Île-Bouchard du 8 au 14 décembre 1947, Saint-Cénéré, Éditions Saint-Michel, 1972, 4e édition, p. 90 ; cité par Joachim Bouflet, Faussaires de Dieu, op.cit., p.299-300.
27. Philippe Anthonioz, Le 8 décembre 1947, Marie apparaît à l’Île Bouchard, éd. 0EIL, 1989, p.110.
28. René Laurentin-Dr.Mahéo, Yvonne-Aimée de Malestroit, les stigmates, éd. OEIL, 1988, p.85-86 et 100-103.
29. Nasri Rizcallah et Gille Phabrey, Charbel Makhlouf, éd. Spes, 1951, p.157.
30. Michel Hayek, Le Père Charbel, ou la voie du silence, éd. La Colombe, 1956, p.130. On trouvera une variante de cet épisode dans : Joachim Bouflet, Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique, tome I, Le Jardin des Livres, 2001, p. 91.
31. Joachim Bouflet, Encyclopédie…, tome I, p. 90.
32. Joachim Bouflet, Faussaires de Dieu, op.cit., p. 301.
33. Joachim Bouflet, Encyclopédie…, op.cit., tome I, pp. 92-93.
34. Chanoine C. Barthas, op.cit., p. 47.
35. Chanoine C. Barthas, op.cit., p. 113.
36. Bob Pratt, Ufo Danger Zone, Horus House Press, 1996, pp. 92, 160, 173.
37. Première Épître de saint Jean, chp.1, verset 5 et chp.4, verset 8.
38. Sans aller jusqu’à la « terreur », de nombreuses apparitions commencent par un moment de crainte.
39. Jean-Gabriel Greslé, Hypothèse extraterrestre, éd. Guy Trédaniel, 1994, pp. 134-136.
40. Eric Raulet, Lumières obscures, enquêtes sur les phénomènes inexpliqués d’après des témoignages inédits, éd. Dervy, 2003, pp. 202-203.
41. Jacques Vallée, Autres dimensions, Robert Laffont, 1988, p. 222.
42. Jean Sider, dans la revue d’ufologie Lumières dans la Nuit, N° 251-252 et 253.
43. John E. Mack, Dossier Extraterrestres, l’affaire des enlèvements, Presses de la Cité, 1995, p. 389 ; Marie-Thérèse de Brosses, Enquête sur les enlèvements extraterrestres, Plon, 1995, p. 134 ; Bernard Bidault, op.cit., p. 423, 430 ; Jean Sider, op.cit., p. 333.
44. Marie-Thérèse de Brosses, op.cit., p. 245.
45. David M. Jacob, Les kidnappeurs d’un autre monde, 60 survivants témoignent, Presses de la Cité, 1992, p. 326.
46. Roger K. Leir, Ovnis et implants, Le Mercure Dauphinois, 2003.
47. Bernard Bidault, op.cit., pp. 423-424.
48. Jean Sider, op.cit., pp. 331 et 333.
49. Jacques Vallée, Autres dimensions, Robert Laffont, 1988, p. 308.
50. Salvador Freixedo, La Amenaza extraterrestre, Editorial Bitacora, Madrid, 1989, p. 391-392 et 394.
51. Voir, par exemple, les ouvrages de Joachim Bouflet : Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique, trois volumes, éd. Le Jardin des Livres.
52. Gitta Mallasz, Dialogues avec l’Ange, Aubier-Montaigne, 1976, nombreuses rééditions.
53. Evangile de saint Matthieu, chp .9, verset 29.


 

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